Vous connaissez sûrement l’expression l’album de la maturité. Mais oui, vous savez, elle est utilisé souvent de manière assez lourde par les chroniqueurs en manque d’inspiration.

Mais en vrai la maturité qu’est-ce que c’est ? Peut on en parler pour un album de musique ? Le dictionnaire Larousse la définit de cette manière :

Période de la vie caractérisée par le plein développement physique, intellectuel et affectif. État de l’esprit, d’un talent qui est parvenu à la plénitude de son développement.

La maturité serait ainsi, un talent parvenu à la plénitude de son développement. Artistiquement parlant, l’album de la maturité serait donc celui où l’artiste serait le plus épanoui.

A vrai dire, c’est le sentiment que j’ai eu à propos du rappeur Drick-C et de son Numéro 7.

4 ans après Mise à jour 2.0, le rappeur du collectif Diffmakerz a donc remis ça avec Numéro 7 (à télécharger gratuitement en cliquant ICI).

Un projet qui a vu le jour officiellement le 17 juin 2017 mais qui a en fait mis 2 ans pour être conçu.

Tout au long de cette période, Drick-C et son équipe ont peaufiné ce qui allait devenir Numéro 7 en allant chercher la perfection dans le moindre détail.

Je voulais vraiment allez vers quelque chose de nouveau, me dépasser. Musicalement avec l’équipe, on a tenté, on a réfléchi, on s’est remis en question et j’ai l’impression d’avoir passé un cap avec ce projet. Drick-C

Drick-C
Pochette de Numéro 7

Le EP commence de manière lourde avec le morceau Fuego. Drick-C et sa voix grave atypique nous met dans le vif du sujet dès les premières notes.

Vers la fin de la conception du projet, j’avais que ce nom en tête. Je me suis dit que j’allais en faire une intro. Je suis parti d’un délire et j’ai kiffé en fait. Fuego c’est le Feu !!! Drick-C

Place au premier single du projet avec le morceau Ma limite et son ambiance aérienne. L’influence des U.S.A se ressent énormément mais ce n’est pas pour me déplaire. La façon de posé du MC, le côté mi chanté mi rappé du refrain et la place laissé à l’instru sont savamment calculé pour nous transporté. Mention spéciale au clip de ce morceau sublimement mis en image par le réalisateur San John.

C’est le premier morceau qu’on a enregistré du projet. En écoutant le beat je me suis dit : « c’est une prod qui vient du futur ». J’ai fredonné quelque chose. On a bossé dur dessus en faisant plusieurs versions. Pour l’anecdote j’ai même été bloqué pendant 35 minutes en studio sur une phrase ! Drick-C

Le morceau suivant est Normalement en feat avec Tendry et Le Psalmiste avec une prod à la DJ Mustard idéale pour s’enjailler. Même si le morceau est bon notamment avec l’excellent refrain de Tendry, je trouve le beat un peu en décalage par rapport à ce que j’ai écouté avant. Le fait d’avoir écouté ce genre de morceau par un nombre incalculable d’artiste y est sûrement pour quelque chose.

C’est une ambiance américaine que je kiffe ! Je me suis dit qu’il me fallait un chanteur et j’ai tout de suite pensé à Tendry car c’est un univers musical qui lui colle bien. J’ai fait ensuite une deuxième séance studio parce que je voyais bien aussi Le Psalmiste dessus. Drick-C

Là, je tient vraiment à féliciter Drick-C pour la prise de risque avec le morceau Diamant. Peu nombreux sont les rappeurs à s’aventurer sur le terrain de l’amour et à honorer leurs femmes de cette manière. Diamant, c’est le moment émotion du projet (avec en plus la belle voix de Kabe au refrain).

C’est un morceau pour ma femme, il fallait que je l’honore. Je raconte comment je l’ai rencontré et j’explique aussi que Dieu est au milieu de nous. Ma femme a versé des larmes en l’écoutant.

Après l’émotion, place à la lourdeur et à un moment de kickage que Drick-C maîtrise à la perfection. 2 minutes tout est dans le titre !

Je me suis levé un jour et je me suis dit je vais faire un son de deux minutes sans refrain, sans prise de tête, que du kickage !

Oui-Mec
De gauche à droite : Tito Prince, DeeBoy et Drick-C

On continue sur du kickage avec mon morceau favori de Numéro 7, l’excellent Oui Mec (l’enquête) avec Tito Prince et DeeBoy. 3 artistes, 3 univers mais une étonnante symbiose qui donne un BANGER sur une prod folle à la trompette entêtante !

J’avais écouté la prod avec une sonorité un peu brésilienne. Un truc assez rare dans le rap en ce moment. J’ai appelé Tito Prince puis DeeBoy, les deux étaient chauds. En studio on a commencé par faire le refrain, on s’est mis dans l’ambiance, on a rigolé, c’était vraiment un bon délire et ça a donné Oui Mec. Drick-C

Dernier morceau du projet, ALZ nous amène dans une ambiance très CHILL et SUMMER. En écoutant ALZ, je me vois rouler au ralenti au volant d’une Cadillac sur la côte Ouest des États-Unis. Kabe encore une fois assure au refrain tandis que Drick-C m’étonne par sa façon de posé très musicale.

Un feat avec Kabe, mon gars sûr, mon bras droit. Pendant le tournage de ma limite, mon manager m’a fait écouter une prod et j’avais improvisé un freestyle dessus. J’avais un gimmick depuis que je suis la parole de Dieu je suis grave à l’aise et c’est resté dans ma tête. On a construit le morceau sur ça et voila le résultat. Drick-C

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Bon, je sais ce que vous pensez maintenant « Alors mature ou pas ? »

Numéro 7 n’est pas l’album de la maturité. Non, c’est Drick-C qui a mûri artistiquement et qui semble avoir trouvé sa plénitude dans une direction musicale qui lui colle parfaitement.

Un projet phare du premier semestre 2017 que vous devez avoir dans votre MP3thèque (d’autant plus qu’il est gratuit) et quoi de mieux que de laisser la parole à l’artiste pour conclure cet article ?

Dans la bible le 7 c’est le chiffre de la perfection et en tant que disciple de Christ on tend vers la perfection. On a voulu en plus de ça mettre en avant l’authenticité, la simplicité et l’innocence en montrant un enfant écrivant le numéro 7.

Télécharger NUMERO 7 gratuitement en cliquant ICI


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