En 2015, j’écrivais sur le site AliveMovement.com un article (à lire ICI) au doux nom de « Adolescents, Chrétiens, Rappeurs : la relève est là« .

A cette époque je pariai sur l’éclosion de talents comme Adrian Stresow, Levi Hinson et Kaleb Mitchell.

J’ai plutôt eu le nez fin puisque ces teenagers qui avaient à l’époque entre 15 et 16 ans sont devenus des valeurs sûres dans le milieu du CHH (Christian Hip Hop).

Le 9 juin prochain sortira So Help Me God le 3ème projet solo de Kaleb Mitchell et c’est donc l’occasion pour moi de vous présenter cet artiste à la carrière fulgurante.

La première trace discographique de Kaleb, c’est un album avec son frère Ben (12 ans à l’époque) sous le nom de groupe The Kenjex. Due Time est sorti le 1er décembre 2014 et à l’écoute de celui-ci, on est frappé par la qualité du projet et la maturité qui se dégage des 12 morceaux qu’il contient.

On comprend mieux cette maturité artistique quand on sait que Kaleb a été vivement encouragé par sa famille dès le plus jeune âge. Il joue du piano depuis l’âge de 5 ans, son père est un ancien rappeur et possède un home studio bien équipé.

Par ailleurs, on retrouve sur l’album Due Time, le morceau The Stranger avec Adrian Stresow qui est aujourd’hui son associé au sein du collectif BenchWrmrs (qui accueille aussi Topi Mandela) mais aussi un ami avec qui il collabore régulièrement.

Après Due Time, Kaleb Mitchell décide de se concentrer sur sa carrière solo. Dans un entretien accordé au site Rapzilla (à lire ICI), le rappeur raconte que le groupe qu’il forme avec son frère est en pause mais qu’un retour est à prévoir dans les années à venir.

Quand on est 2, on se booste mutuellement. Tu grandis et tu apprends de l’autre. Faire de la musique avec mon frère c’est génial. Il trouve des idées que je n’ai pas. Il a fondamentalement façonné ma façon de faire de la musique.*1

Au mois de juillet 2015, le MC sort son premier projet intitulé Soliloquy et s’entoure d’une fine équipe pour le produire. Bien sûr on retrouve Kaleb à la production mais aussi Anthony Cruz (Dream Junkies, J.Given, Shiwan) et Wontel (Skrip, Jered Sanders, Nobigdyl.).

Du côté des feat on retrouve Levi Hinson, Adrian Stresow et enfin B. Cooper. D’ailleur le rappeur trentenaire signé sur le label Reflection Music Group (Derek Minor, Tony Tillman, Deraj, Canon …) et présent sur le morceau Lost my Way ne tarit pas d’éloge sur le jeune artiste.

Je pense qu’il peut faire tout ce qu’il veut. Il fait une musique incroyable. J’ai 31 ans et je partage sa musique comme un fan. J’ai hâte de voir jusqu’où il ira. *2

Les 10 morceaux de Soliloquy surprennent par leurs fraicheur et par la relative aisance de Kaleb derrière le micro. Celui-ci n’hésitant pas à chanter comme sur la cover du morceau Human de Jon Bellion joliment remixé par Kaleb lui même.

La côte de Kaleb grimpe en flèche mais celui-ci ne se gonfle pas et continue son bonhomme de chemin comme ci de rien n’était. En même temps l’artiste a toujours su garder la tête sur les épaules. A 6 ans à peine et après avoir posé un tas de question sur Dieu, il demandait le baptême au sein de son église.

L’année 2016 est une année une nouvelle fois riche pour Kaleb. Il enchaîne les collaborations en début d’année (Deraj & B. Cooper, Mike Sarge, Josh Seaton, Marty de Social Club Misfits, Ki’Shon Furlow) et sort son deuxième projet solo intitulé 45 au mois d’avril.

Sur cette mixtape, le MC s’entoure de la même équipe de choc pour les productions (lui même, Wontel, Anthony Cruz + JuiceBangers) et invite Ki’Shon Furlow, Sam Stan et l’inévitable Adrian Stresow à partager le micro.

11 nouveaux morceaux qui forcent le respect tant la qualité est au rendez-vous.

45 navigue entre hommage au Hip Hop des 90’s (avec les Free Throw) et au choix, une Trap bien lourde ou une plus douce et mélodieuse.

Tout le génie de Kaleb Mitchell réside dans sa musicalité, son flow, sa façon de s’entourer et sa stratégie de communication.

kaleb

En effet à l’heure ou les artistes de sa génération sortent des morceaux à la pelle sans forcément prendre le temps de soigner le fond et la forme, lui va choisir de produire un peu moins mais de manière efficace.

En faisant un tour sur ses réseaux vous verrez que le MC efface au fur et à mesure ses anciens post. En terme de communication c’est assez efficace puisqu’en allant sur l’un de ses profils (Facebook, Twitter ou Instagram), vous ne verrez que les dernières actualités.

Autre chose étonnante, l’artiste n’apparait que très peu en photo sur le web et quant il le fait c’est de manière discrète (visage couvert, en noir et blanc). Signe d’humilité et une manière d’attirer l’attention sur sa musique plutôt que sa personne.

Après 45, Kaleb enchaîne en sortant plusieurs single comme Get It, July Fourth, All That Matters et pose en fin d’année sur le EP d’un MC de sa génération Aaron Cole avec l’excellent morceau Got No Choice.

En 2017, c’est le grand retour avec un nouveau projet de 11 morceaux (avec les apparitions de Th3 Saga, Adrian Stresow, Topi Mandela et Marisa Jerome) intitulé So Help Me God prévu pour le 9 juin 2017 et qui s’annonce d’or-et-déjà lourd comme jamais.

Le message derrière So Help Me God est qu’à travers la foi, le travail et la persévérance, tout est possible. Je me suis inspiré de ma propre vie. En grandissant, les gens me disaient que mes rêves n’étaient pas réalistes. Je veux inspirer ma génération et les encourager à toujours croire en leurs rêves.*3


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*1 Source : Rapzilla

*2 Source : Rapzilla

*3 Source : Interview de l’artiste via message privé sur Instagram

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