La campagne Je me compare initiée par YesHeIs est lancée depuis le 30 janvier dernier.

L’idée est de pouvoir aider les femmes à combattre le fléau de la comparaison et de leur montrer qu’elles ont le droit de se voir aussi belles, valeureuses, combattantes et précieuses qu’elles ne le sont véritablement au fond d’elles-mêmes.

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Marié depuis bientôt 6 ans à Sara, la magnifique épouse que Dieu a mis sur mon chemin, je ne pouvais qu’être sensible à cette thématique et j’ai donc décidé d’y apporter ma modeste contribution.

Comme vous le savez (ou pas), je suis spécialisé dans le domaine de la musique urbaine et dans cet article je vais vous parler du rap au féminin.

Réussir dans les domaines à majorité masculine demande une grande dose de courage, de détermination et de foi pour les femmes.

L’industrie du rap, royaume du machisme par excellence en est le parfait exemple. Il suffit de faire un tour sur les plateformes de clips vidéos pour voir que les femmes essayant d’exister dans ce milieu sont en général trop féminine (aguicheuse, sensuelle) ou bien pas assez (look et vocabulaire masculin).

Une aubaine pour la gente masculine ! Les rappeuses deviennent des « fantasmes sexuels » ou des « petites sœurs » sympathiques … réducteur n’est-ce pas ?

A croire que pour être acceptées, les femmes se plient aux règles et clichés établies.

Et bien non, il existe des « Lady’s » qui prouvent que l’on peut être à l’aise dans le rap sans perdre ses valeurs et sa personnalité (Big Up à STF).

Dans le cadre de cet article, j’ai posé quelques questions à Sunday, une rappeuse talentueuse qui est restée elle même et qui porte haut l’étendard de sa foi.


Bonjour Sunday, tu as choisi d’évoluer dans un milieu à majorité masculine, est-ce que cela a été difficile pour toi de t’y intégrer ?

Bonjour Aurélien, et bien non en fait je trouve que le fait d’être une femme est un privilège. Nous ne sommes pas beaucoup dans le rap et du coup on fait plus attention à nous quand on sort quelque chose par rapport aux  hommes qui sont beaucoup plus nombreux.

Néanmoins, il est vrai que je n’ai pas eu beaucoup de soutien quand je me suis lancée. Heureusement dans mes débuts, Dieu a placé un beatmaker (Noël Non’s) à mes côtés et j’ai pu réaliser mes premiers morceaux avec lui.

Quand tu parles de manque de soutien, est-ce en rapport avec les préjugés sur la musique urbaine dans certaines assemblées chrétiennes ?

Un peu oui, quand j’ai commencé, j’étais dans une assemblée qui interdisait ce genre de musique mais personnellement je ne me focalise pas sur ce que les gens pensent. Je sais que Dieu a mis ce talent en moi pour quelque chose et le jour du jugement c’est à moi qu’il demandera des comptes et non à ceux qui pensent que le rap est satanique.

« Le rap est satanique », cette phrase là je l’ai entendu tellement de foi ! Et du coup je suis sûr qu’on à du te dire que tu devrais plutôt chanter dans les chorales de l’église ?

Effectivement, à l’époque une personne que j’estimai beaucoup m’a découragée et me disait même que je devrais plutôt chanter. Cette personne débutait aussi dans le rap, c’était peut être de la jalousie ?

Est-ce qu’on aurait tendance à te comparer à d’autres rappeuses ?

Oui, on me compare souvent à Diam’s.

Diam’s ! elle a vraiment marqué le domaine du rap ? Tu le prends comment toi ?

Je prend ça comme un compliment. J’aimais beaucoup ce qu’elle faisait et d’ailleurs c’est elle qui a fait naître en moi ce rêve de rappeuse. Cette brut de femme avait énormément de talent, plus même que certains hommes. Pour moi c’était un modèle.

En parlant de Diam’s, elle a arrêté le rap par conviction religieuse. J’aimerai savoir quelle rôle joue la foi dans ta musique ?

Je ne fais pas de rap chrétien mais je suis une chrétienne qui fait du rap. Mon rap va forcément parler de ma foi car sans elle je n’aurais jamais cru en moi.

Aujourd’hui ça ne se voit pas forcément mais à une époque je doutais beaucoup de mes capacités et ma foi m’a montré que tout étais possible avec Dieu.

Ma foi est tout dans ce que je fais dans le sens où c’est le saint esprit en moi qui m’inspire mes morceaux.

Quand j’écoute ce que je compose, je suis édifiée, encouragée et je me dit « Mince, c’est moi qui ai écrit ça ? Mais à quel moment ?« .

J’ai déjà pleuré en écoutant un de mes morceaux car c’était vraiment le cri de mon cœur et en l’écrivant je n’en avais pas forcément conscience.

Et bien merci Sunday d’avoir répondu à mes questions, je te laisse le mot de la fin pour conclure l’article.

Je voudrais encourager toutes les femmes à croire en elles et à ne pas se décourager même face à l’adversité. Nous sommes précieuses et avons toutes un rôle à jouer.

Au niveau de mon actualité, mon prochain morceau qui sortira au mois de mars est justement écrit spécialement pour encourager les « Lady’s » donc n’hésitez pas à me suivre sur ma page Facebook pour vous tenir au courant. Merci de m’avoir lu, Blessings !

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Mesdames, vous avez largement les capacités pour réussir en étant vous même dans les domaines à majorité masculine et notamment dans le rap !

Sicily, Angie Rose, STF, Kayla Starks, Sunday, Hee Sun Lee et Jacky Hill Perry sont des exemples à suivre dans ce domaine. Alors il n’y a plus une seconde à perdre lancez-vous 😉

Si tu souhaites découvrir des outils complémentaires à cet article, alors rejoins nous sur la campagne Je Me Compare et invite tes amis à découvrir un message révolutionnaire pour retrouver confiance en eux.

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